Cette semaine, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié son nouveau rapport, qui analyse sur cinq ans la hausse des températures mondiales, les émissions de combustibles fossiles et leurs impacts sur le climat. Ce rapport de synthèse appelle à des mesures plus ambitieuses et à des politiques d'atténuation du changement climatique plus efficaces afin de limiter la température moyenne mondiale à moins de 1,5 °C.

Le rapport du GIEC souligne l'urgence de la crise climatique, en présente les causes et recense ses impacts directs sur les populations et la biodiversité. En 2018, le Groupe d'experts intergouvernemental a insisté sur l'ampleur sans précédent de cette crise. Bien que des progrès aient été observés dans la planification et la mise en œuvre de mesures d'adaptation dans 170 pays depuis 2018, les données actuelles montrent que le réchauffement climatique continuera de s'accentuer à court terme et que les impacts à long terme projetés s'aggraveront à chaque étape de réchauffement. Les scientifiques expliquent que des solutions efficaces et réalisables pour réduire les émissions de gaz à effet de serre existent et que la garantie d'un avenir viable et durable dépendra des actions que les pays entreprendront au cours des dix prochaines années

Les options d'adaptation envisageables aujourd'hui seront de plus en plus limitées et moins efficaces avec l'accélération du réchauffement climatique. Ce dernier entraînera une augmentation des pertes et des dommages, et de nombreux systèmes humains et naturels atteindront leurs limites d'adaptation. Une mauvaise adaptation peut être évitée grâce à une planification et une mise en œuvre flexibles, multisectorielles, inclusives et à long terme des actions d'adaptation, qui généreront des retombées positives pour de nombreux secteurs et systèmes.

Le rapport du GIEC souligne que les impacts du changement climatique ne feront que s'aggraver si des mesures profondes, rapides et durables ne sont pas mises en œuvre au cours de cette décennie. Les gouvernements, les entreprises et la société civile doivent collaborer pour assurer la transition vers un système durable.